Les Simpson, le film

Publié le par Scarlett

Je me suis beaucoup méfiée de cette adaptation de David Silverman; ce n'est pas la première fois qu'une série télévisée est un flop sur grand écran. Et puis comme on ne peut juger qu'en allant voir, j'ai fini par me décider.
Le constat est très bon : les longueurs sont rares quoique bien réelles, l'humour potache et immoral est au rendez-vous, on retrouve les gags tordus et complètement impensables qui ont fait le succès de la série. Les personnages (même les plus rares sont présents) sont fidèles à leur caractère : Ned Flanders est toujours propre et pieux, Moe grogne toujours, M. Burns est toujours un escroc. Et bien sûr, nous avons droit à quelques guest-stars pour notre plus grand plaisir, ainsi qu'à un générique de fin entrecoupé de saynettes dignes du reste  du film.
Le lac de Springfield est excessivement pollué, et les habitants finissent par en prendre conscience et se décident à le préserver. Mais sur une bêtise d'Homer, l'état de l'eau s'aggrave et la Maison Blanche réagir en isolant Springfield sous un immense dôme de plexiglass. Tout le monde se retourne contre Homer et sa famille qui parviennent par miracle à s'échapper du dôme et à s'exiler en Alaska. Mais ils apprennent que Springfield est en danger, et au nom d'une solidarité que Homer trouve idiote et déplacée, les Simpsons vont essayer de sauver la ville qui les a bannis, dans la mesure de leurs moyens, bien sûr, ce qui laisse à présager.
On ne peut que regretter, comme toujours, le matraquage médiatique autour du film, qui à mon goût en pâtit : même les restaurants Quick proposaient, au moment de la sortie en salle, des menus Simpson avec des donuts recouverts de glaçage jaune, des verres à l'effigie des personnages (qui n'ont même pas de phrase drôle ou de posture amusante) et des burgers Simpson. Je me suis demandé quel était le rapport avec la série avant de me rendre compte que, lorsqu'on croquait dedans, le pain était, lui aussi, jaune.

Publié dans Cinéma

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