Un été avec Coo

Publié le par Scarlett

Ce film d'animation de Keiichi  Hara parle des kappas, ces créatures aquatiques du folklore japonais dont le sommet du crâne, légèrement creux, doit toujours être rempli d'eau.
Kôichi trouve par hasard un fossile étrange qu'il ramène chez lui. A sa grande surprise, il découvre que le fossile est un kappa desséché qui revient à la vie une fois arrosé. Kôichi l'appelle Coo et décide de le garder chez lui. La nouvelle se répand rapidement et attise la curiosité des voisins et des journalistes. Coo oscille entre sa peur atavique des hommes et sa sympathie pour la famille de Kôichi. Et surtout, il voudrait retrouver son peuple, mais il semble qu'il n'y ait plus aucun kappa au Japon.
Le film est visible par des enfants à partir de 6 ans, il n'est pourtant pas exempt d'une certaine violence (et je ne parle pas de la bande-annonce du prochain film de Wong Kar Wai, un film de guerre de toute évidence). Le dessin rebute dès les premiers instants, et pourtant on s'y habitue très vite et ce n'est pas un problème. Le film n'est en fait pas très original, on retrouve des thèmes abordés dans Pompoko de Isao Takahata. La plupart des scènes sont des moments banals dans la vie d'une famille japonaise ordinaire. En revanche l'humour est omniprésent et parfois même féroce. Le film finit sur une note d'espoir, loin du simpliste et moralisateur "les humains sont cruels et les kappas sont purs", et je trouve ça très important.
Le film est très long (2h15) mais les commentaires des enfants dans la salle sont savoureux et aident à faire passer le temps.

Publié dans Cinéma

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