Les monologues du vagin

Publié le par Scarlett

monologue-vagin.jpgJ'avais toujours entendu beaucoup de bien de cette pièce de l'Américaine Eve Ensler créée en 1996 et dont le succès a traversé les frontières et ne s'est jamais démenti depuis. Elle était jouée au Zénith de Dijon par Andréa Ferreol, Stéphanie Bataille (que je suis sûre d'avoir déjà vue quelque part) et Severine Ferrer.
Trois tabourets sont placés bien en vue sur la scène. Les trois femmes entrent, s'assoient et parlent des entretiens qu'Eve Ensler a eus avec plus de 200 femmes à qui elle a demandé de parler de leur vagin. Les Monologues sont des textes issus de ces rencontres et de ces confidences. Puis les textes se suivent et se répondent, émaillés d'apartés censés nous rappeler une réalité brutale faite pour certaines de l'ignorance totale du plaisir sexuel, pour d'autres d'excisions, de viols, d'incestes.
Ce qui m'a frappée, en premier lieu, c'est que le sujet n'est pas le vagin à proprement parler. La pièce parle du sexe  féminin tout entier, du vagin au clitoris en passant par les lèvres, et aborde le thème immense de la sexualité. C'est souvent drôle, quelquefois tragique.
"Si votre vagin pouvait parler, que dirait-il? Si votre vagin pouvait porter des vêtements, comment s'habillerait-il?" Les témoignages sont variés dans leurs thèmes, leurs origines. Le vagin est tour à tour endroit maudit et objet d'adoration. Les spectateurs ont probablement appris des choses, tandis que les spectatrices souriaient d'un air entendu en chuchotant "C'est tellement vrai!" (parfois aux moments les plus incongrus, ce qui n'a pas manqué de m'intriguer). Les Monologues sont conçus comme un hymne à la féminité, mais qui bouscule au passage les hommes trop ceci, pas assez cela, et qui, souvent, ne peuvent pas comprendre.
En somme, si le spectacle est agréable, il ne mérite cependant pas tous les éloges qui lui ont été faits. On rejette les tabous qui pèsent sur le sexe, on se moque gentiment des hallucinés qui exhortent les femmes à cesser d'avoir un vagin et à être son vagin, à vivre son vagin. Mais en fin de compte, c'est là-dessus qu'on retombe : la sexualité non plus assumée mais transcendée à des extrêmes ridicules. Même le comique me dérange, on joue sur la fibre du vécu, (le "bec de canard" en plastique froid du gynécologue) sur l'habitude, et finalement c'est un peu facile.

Et ici, un strip comique sur le vagin (oui oui).

Publié dans Tout et rien

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Francis 20/11/2008 18:19

(c'est tout à fait dégoûtant, ces histoires de foufounes devraient rester dans la culotte de leurs propriétaires, je trouve)

Scarlett 20/11/2008 18:47


Je trouve ça un peu paradoxal, de la part de quelqu'un qui déclare que le poil, c'est la vie (et autres variantes).


jeanboiteux 20/11/2008 12:28

bonjour, je désire vous contacter à propos d'un post paru sur votre blog, mais je ne trouve pas de formulaire de contact ?

Scarlett 20/11/2008 17:16


J'ai créé une boïte e-mail pour le blog. Vous pouvez à présent me contacter avec le lien situé dans le cadre "présentation".