La journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Publié le par Scarlett

Il y avait des journées nationales et mondiales du don d'organe, il y a désormais (depuis 2001) la journée de réflexion sur le don d'organe et la greffe. Et si je me fiche totalement de la journée nationale, le don d'organes a une grande importance à mes yeux.
On n'a pas tant d'occasions d'aider son prochain. Il faut avoir de l'argent pour pouvoir en donner sans trop se priver. Il faut avoir du temps à consacrer aux autres pour s'engager dans l'humanitaire. Le don du sang et l'acceptation du don d'organes  et du don du corps sont des moyens d'apaiser une conscience à peu de frais (n'allez pas non plus croire que ma conscience soit si lourde qu'il me faille me racheter à tout prix). Sans dire qu'on est à l'abri d'une affaire similaire à celle du sang contaminé, le don de sang est quasiment sans danger, et un suivi médical est assuré en cas de problème après la prise de sang.
Le don du corps à la science, c'est accepter que son corps soit utilisé après sa mort pour les besoins d'une faculté de médecine (ce qui comprend l'enseignement classique et la recherche). Il y a des frais à la charge du donateur.
Revenons au don d'organes. Je ne crois ni à la vie après la mort, ni à l'errance de mon âme au cas où mon corps ne serait pas enterré (et je ne suis pas convaincue que nous ayions ce que l'on appelle communément une âme, mais c'est encore autre chose). Il me semble donc évident que mon corps ne me sera plus d'aucune utilité après ma mort, alors qu'il peut toujours être utile à autrui. J'ai donc commandé une carte de donneur d'organes, à la fois parce que c'est une façon d'aider mon prochain, mais aussi par pragmatisme : si j'ai un accident, j'espère que quelqu'un aura également fait ce choix et que je pourrai recevoir l'organe dont je pourrai avoir besoin.
Pour l'instant, toute personne qui ne s'est pas opposée formellement au don d'organes et n'est pas inscrite sur le registre des refus est considérée comme potentiel donneur. Il est courant que les médecins demandent l'avis de l'entourage lorsque le défunt n'a pas de carte de donneur et ne s'est pas inscrit sur le registre des refus du don d'organe. Et il arrive que l'entourage refuse le don par ignorance de la volonté du défunt, c'est pourquoi il est essentiel de se prononcer, en parlant de sa décision autour de soi ou en faisant les démarches nécessaires : inscription sur le registre des refus, ou demande de carte de donneur suivant ses convictions. Pour s'inscrire sur le registre des refus du don d'organe et de corps, il suffit d'imprimer, de remplir et de renvoyer ce document à l'Agence nationale de biomédecine (adresse indiquée, joindre une photocopie de la carte d'identité). Pour demander une carte de donneur, il faut remplir ce formulaire et attendre de la recevoir par courrier. Contrairement à la carte de donneur, le registre des refus a une valeur légale, il est l'assurance que le corps ne sera pas utilisé, ni pour la recherche, ni pour des prélèvements si le défunt y est inscrit. La carte permet seulement d'indiquer aux médecins et à l'entourage quelle était la volonté du défunt, au cas où ils n'auraient pas eu l'occasion d'en discuter.
Pour en savoir plus : le site de l'Agence nationale de la biomédecine et le site de l'Association pour le don d'organes et de tissus.
Pour ma part, j'ai également signé cette pétition contre l'interdiction aux homosexuels de donner leur sang.

Publié dans Tout et rien

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