Ponyo sur la falaise

Publié le par Scarlett

Ponyo est un petit poisson rouge (une poissonne?) qui rencontre un jour Sosuke, un petit garçon qui habite sur la falaise surplombant la mer. Lorsqu'il la libère du pot de confiture dont elle était prisonnière, elle décide qu'elle veut devenir humaine et vivre avec lui. Le père de Ponyo, un sorcier écœuré par le comportement égoïste et inconscient des humains, ne l'entend pas de cette oreille. Ponyo décide de s'échapper malgré tout, entraînant un raz-de-marée qui engloutit le village de la vallée.
Un film de Hayao Miyazaki ne peut pas être mauvais. On retrouve une fois de plus ses thèmes favoris, des enfants qui font des choix, des humains qui polluent et d'autres qui sont purs, des méchants qui n'en sont pas en fait. Traités différemment tout de même, ces enfants-là décident de leur vie et pas du sort du monde. Ils ont cinq ans et se comportent comme des enfants de cinq ans, avec leurs bêtises et leurs mimiques irrésistiblement drôles. Les dessins sont très jolis (tout est fait à l'aquarelle ou aux pastels et ça se voit, principalement dans les paysages). C'est un film beau et doux, sans colère ni amertume, il rend joyeux. La chanson du générique détonne par son ingénuité après une fin plutôt solennelle.
Parlons maintenant de ce qui m'a gênée.
Tout d'abord, je veux bien qu'on me parle de licornes, de chimères ou de yôkai, mais un poisson rouge à tête humaine, ça m'agace. Ou alors, qu'on me dise clairement que ce n'est pas un poisson. Si un lecteur parlant japonais pouvait me dire si le mot qui qualifie Ponyo en japonais signifie "poisson rouge" ou bien "truc bizarre qui ressemble à un poisson", je lui en serais reconnaissante. Ensuite, le père de Ponyo ne sert pas à grand-chose, il n'a aucune consistance et c'est bien dommage. Et puis le côté épique du Voyage de Chihiro ou du Château dans le ciel m'a manqué. Ponyo est adorable, mais ce n'est pas ce que j'espérais en allant voir un film du grand Miyazaki.

Publié dans Cinéma

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