Les X-men, pour moi, c'était principalement le dessin animé X-men Evolution que je regardais un dimanche
matin sur deux lorsque j'étais en collège, bien avant les films qui ne m'ont pas passionnée. Autant dire que j'étais loin d'être incollable sur les différents mutants et leur passé. J'ai
longtemps cru, par exemple, que Wolverine n'était pas un mutant, d'ailleurs, et que ses griffes ne résultaient que d'une opération chirurgicale. Bien que tout ne soit pas fidèle aux comics,
selon des amis qui ont eu le courage de tous les lire, ce film remet les pendules à l'heure. Il est peu probable que des gens aillent voir X-men origins : Wolverine sans savoir déjà
de quoi ça parle, mais voici tout de même un résumé rapide. Logan (Hugh Jackman) et son frère Victor (Liev Sheiber) sont deux mutants : l'un a des griffes en os qui
surgissent de ses poings lorsqu'il est en colère, l'autre peut à volonté se faire pousser des griffes et des crocs. Apparemment invincibles, ils survivent à plusieurs guerres avant d'être
enrôlés par Stryker (Danny Huston) dans une organisation qui cherche d'autres mutants pour exploiter leurs capacités. Logan quitte l'organisation, lassé des massacres qui sont devenus
le lot quotidien de l'équipe. Six ans plus tard, Victor fait irruption dans la vie bien tranquille de Logan et tue la femme qu'il aime (Lynn Collins). Pour avoir une chance de se venger,
Logan retourne voir Stryker et accepte d'être opéré. On se demande si le film est destiné aux fans du personnage Wolverine (je rappelle à toutes fins utiles
que wolverine désigne en anglais un animal appelé en français glouton ou carcajou) ou à ceux (celles?) de la musculature de Hugh Jackman, qui semble avoir des pectoraux partout. Les
personnages sont stéréotypés et n'étonnent pas : Logan est un gentil garçon, il est juste très triste et très en colère qu'on tue sa chérie, ce qu'il exprime par de longs cris convenus qui le
rendent encore plus classieux. Chaque scène semble être prévue pour montrer sa dextérité à manier ses griffes rutilantes et destructrices. Les autres personnages ne sont guère plus fouillés.
Ca claque, ça griffe et ça hurle dans tous les sens, avec panache certes, mais sans surprise. Certains clichés assumés et tournés en dérision côtoient d'autres clichés dont Gavin Hood, le
réalisateur, ne semble pas s'être rendu compte (la fin à la Lucky Luke, entre autres). Tout ça n'est qu'un film de fans qui m'a finalement déçue.
Trois choses qui m'ont fait sourire récemment : - Aller au cinéma en Angleterre et tout comprendre. - Me rendre compte que quelle que soit la langue, ce sont toujours les pires jurons qu'on apprend en premier. - Le petit rigolo qui a essayé de me faire croire qu'il ira voir Jennifer's body "parce que l'histoire est intéressante".