Lynda Lemay

Publié le par Scarlett

J'ai emmené ma mère voir Lynda Lemay au Zénith de Dijon pour son anniversaire.
J'ai beaucoup aimé sa musique il y a quelques années, lorsque j'étais en collège, puis m'en suis lassée, parce que je trouvais qu'elle ne soignait pas assez ses mélodies. Je lui reproche également un certain prosaïsme, comme je le reproche à beaucoup.
La scène était décorée avec des guitares qui pendaient du plafond, et deux énormes manches de guitare entrecroisés avec l'inscription "Ma signature" (le titre de son dernier album) faisaient le décor. Enfin un écran blanc en forme de goutte renversée tapissait le fond.
Elle a commencé tout de suite, j'ai apprécié qu'il n'y ait pas de première partie. En règle générale les premières parties sont ingrates, le public attend avec trop d'impatience son concert pour apprécier.
J'ai retrouvé ce que j'avais aimé chez elle : des chansons que l'on sait travaillées et pas vides de sens, des chansons qui sortent des traditionnelles chansons d'amour dont la radio nous emplit les oreilles à longueur de journée.
J'ai retrouvé aussi ce que je n'avais pas aimé : un humour parfois un peu trop facile, une conception de la poésie bien différente de la mienne, ce qui fait que je trouve certaines de ses rimes trop banales.
Après un entracte d'un petit quart d'heure, Lynda Lemay a laissé la place à
Yves Savard, son guitariste et ami, pour un interlude instrumental qui s'appelait Rassemblement et dans lequel je n'ai pas du tout retrouvé cette notion. Le spectacle s'est terminé à peu près comme il avait commencé, agréablement mais sans plus. Tout le monde s'est félicité et remercié mutuellement, ce qui m'a profondément agacée. Nous avons eu droit à trois chansons en rappel.
Je suis sortie en ayant dans la tête l'air de Without you par Harry Nilsson.

Publié dans Tout et rien

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