Boxes

Publié le par Scarlett

Anna a la cinquantaine. Elle emménage dans une nouvelle maison et chaque carton qu'elle ouvre est plein de souvenirs, de sa mère intransigeante, de son père espiègle, des hommes qu'elle a aimés et de ses enfants qui ne lui ont pas pardonné tout ce qu'elle n'a pas fait. La voilà qui déambule au milieu de sa mémoire, tour à tour ravie et blessée, désespérée et émerveillée.
Boxes
de et avec Jane Birkin, Lou Doillon, Michel Piccoli, Géraldine Chaplin et Tchéky Karyo aurait pu être un bon film. Il y a assez en cinquante ans d'une vie pour ébahir un public. Mais malgré de beaux instants qui tardent à se mettre en place, le film lasse par un trop grand désordre. Le spectateur met trop longtemps à comprendre que ce qui semblait être une vaste bâtisse communautaire pleine de personnages étranges n'est que le théâtre des souvenirs d'Anna où seuls des fantômes virevoltent. En attendant, on voit Anna passer de l'anglais au français, et vice-versa, sans que rien ne le justifie, on assiste à des dialogues creux qui résonnent comme on en voit trop dans un cinéma qui se veut avant-gardiste.
Et de temps en temps, quelques trop rares minutes de beauté tendre, comme Max à l'oeil amusé qui couve du regard sa femme et sa fille. "Quel orgueil, petite Anna, de vouloir être coupable de tout."

Publié dans Cinéma

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