Alice in Wonderland

Publié le par Scarlett

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/69/73/20/19244376.jpgAlice a 19 ans. Elle fait régulièrement ce cauchemar où elle tombe dans un trou sans fin sur les traces d'un lapin blanc et son père n'est plus là pour la rassurer au réveil. Elle s'apprête à être mariée à un ennuyeux lord quand elle s'enfuit et tombe dans le fameux terrier. De l'autre côté de la porte minuscule, elle trouve un lapin blanc, un loir, une chenille bleue et une foule d'autres êtres étranges qui ne pensent pas qu'elle soit la bonne Alice. Car la bonne Alice doit prendre les armes pour les sauver du joug de la Reine Rouge et qu'Alice n'a pas l'étoffe d'une guerrière.

Le très attendu film de Tim Burton est une sorte de suite à Alice au Pays des Merveilles et De l'autre côté du miroir (de Lewis Carroll, donc). Mia Wasikowska (que l'on a vue dans In treatment) est une Alice très convaincante, pleine d'incrédulité. Helena Bonham Carter en Reine Rouge et Johnny Depp en Chapelier Fou (qui réussit l'exploit d'être appétissant avec des sourcils échevelés et du fard à paupières bleu) nous ont habitués à leur excellence. Matt Lucas (que l'on a vu dans Kröd Mandoon) est très juste dans son double rôle de Tweedledee & Tweedledum (Bonnet Blanc et Blanc Bonnet en français il me semble). Anne Hathaway est parfaite en reine givrée. Ceux qui iront voir le film en anglais auront le plaisir d'entendre également les voix d'Alan Rickman (la chenille), Christopher Lee (le Jabberwocky) et Stephen Fry (le chat). Tim Burton fait du Tim Burton et on s'en félicite : les héros ne sont pas à leur place, l'atmosphère est étouffante et le film entier est une apologie du bizarre ("All the best people are [mad]"), tant dans les décors que dans les personnages à qui va la sympathie du spectateur. Les décors et les costumes sont superbes évidemment, du château en forme de coeur de la Reine Rouge aux multiples chapeaux qui sortent des mains industrieuses du Chapelier (la carte sur son chapeau n'est pas là par hasard).
Je regrette cependant qu'Alice in Wonderland oppose Alice dans le camp des gentils à la Reine Rouge dans le camp des méchants. Je m'attendais à de l'étrange et même de l'absurde mais pas à du manichéisme. Les créatures du Pays des Merveilles se rallient au panache blond d'Alice comme si c'était une évidence. Je ne me satisfais bien sûr pas de l'argument "oui mais c'est un Disney". Cela ne m'a pas empêchée d'adorer le film.

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Publié dans Cinéma

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