C'est le nom d'un spectacle que je suis allée voir le 5 juin. J'ai découvert Yves Jamait il y a deux ans, et si je ne suis toujours pas fan de ses chansons les plus prosaïques
(je pense à l'Adieu merdeux, entre autres) je dois avouer qu'il sait saisir avec exactitude l'amertume des jours et que je frissonne à chaque fois que j'entends Jean-Louis ou le monologue du client. Le spectacle était divisé en trois parties chantées par les jeunes des ateliers chansons de l'école associative de musique, de danse et des arts de Dijon. Une chorale
enfantine a fait la première partie qui n'avait rien à voir avec Yves Jamait. La deuxième partie comprenait surtout des chansons joyeuses, chantées en choeur par la troupe des adolescents. Les
voix se mêlant les unes aux autres, le résultat était doux et presque paisible, en contraste avec la voix douloureuse d'Yves Jamait. La troisième partie, chantée par "les plus grands" qui avaient
la vingtaine, était surtout faite de duos justes et maîtrisés sur les textes les plus tragiques (Vierzon, La salle et la terrasse, etc.). Personne dans la salle n'oubliera l'interprétation magistrale de Dimanche (caresse-moi), chantée en tête-à-tête, et ces deux êtres qui s'aboient leur désir.
Les reprises sont souvent intéressantes parce qu'elles enrichissent le texte de départ en lui offrant une nouvelle lecture. Ce soir-là, en plus d'être intéressant, c'était beau, tout
simplement.
Trois choses qui m'ont fait sourire récemment : - Aller au cinéma en Angleterre et tout comprendre. - Me rendre compte que quelle que soit la langue, ce sont toujours les pires jurons qu'on apprend en premier. - Le petit rigolo qui a essayé de me faire croire qu'il ira voir Jennifer's body "parce que l'histoire est intéressante".