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Blog : Et souviens-toi que je t'attends
Créé le : 09 octobre 2006
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princess_jellyfish_1.jpg Scénario et dessin : Akiko Higashimura
Editeur : Delcourt
Tomes : 4 sortis / 9 prévus

Tsukimi est une jeune fille de 19ans qui est partie s'installer à Tokyo pour devenir illustratrice. Elle vit dans une résidence où n'habitent que des otaku  (personne passionnée par quelque chose, à la limite de l'obsession) voire des fujoshi (originellement amatrice de yaoi , par extension fille qui n'a pas d'avenir romantique, qui va finir vieille fille) qui se surnomment elles-mêmes les Amars (les nonnes). Elle-même est passionnée de méduses, sait tout sur elles, a recouvert les murs de sa chambre de posters de méduses et rend régulièrement visite aux méduses des aquariums du coin.

Quand elle était petite, sa mère lui expliquait que toutes les petites filles en grandissant devenaient des princesses (de belles jeunes filles). Tsukimi se demande ce qui n'a pas marché, car elle n'a rien d'une princesse : elle ne sait pas comment s'habiller, ne se maquille pas, ne pense qu'aux méduses et pas au shopping ou aux garçons, et est incapable de parler aux filles coquettes et pleines d'assurance, et encore moins aux garçons.

Un soir, Tsukimi voit dans une vitrine deux méduses dans le même aquarium. Or, les sécrétions de l'une finiront par tuer l'autre si elles rentent dans le même aquarium. Tsukimi est pétrifiée, car c'est un jeune homme tendance beau gosse qui tient la boutique, et elle ne peut pas aller lui parler! Elle est sauvée par l'apparition d'une "princesse", une jeune fille à la mode qui finit par comprendre son problème et achète la méduse agonisante (Clara) pour Tsukimi. Elle squatte aussi sa chambre pour la nuit (Tsukimi panique, il est interdit d'amener des visiteurs, pour le bien-être mental et social des résidentes) et Tsukimi découvre au petit matin que c'est un jeune homme qui aime s'habiller en femme. Tsukimi panique encore plus.

 

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 Les personnages
jellyfish-personnages.jpg Chieko est passionnée de poupées traditionnelles japonaises. Elle en a des tas dans sa chambre, auxquelles elle donne des noms et pour qui elle coud de petits kimonos sur mesure. Sa mère est la propriétaire de la résidence.
Bamba est passionnée de trains. Elle les reconnaît au bruit et connaît les horaires des trains de Tokyo par coeur.
Mayaya se passionne pour les  Trois Royaumes, une période historique en Chine. Elle possède de nombreuses figurines de personnages historiques et fait souvent des métaphores guerrières.
Jiji fantasme sur les hommes d'âge (très) mûr. Elle découpe leurs photos dans les journaux pour les conserver.
Mejiro sensei est une mangaka auteur de yaoi. Elle travaille beaucoup, vit la nuit et ne sort pas de sa chambre, du coup on ne la voit jamais. Les filles lui laissent des messages sous sa porte pour communiquer. Son avis est tenu en très haute estime car, contrairement aux autres, elle a un travail et des revenus.
Kuranosuke est un jeune homme androgyne qui s'habille en femme pour que sa famille, importante dans le milieu politique, ne lui demande pas de s'impliquer. Accessoirement, il est aussi très riche.
Shû est le frère de Kuranosuke. Il porte sur ses épaules les espoirs de sa famille et pas mal de responsabilités.

jellyfish-amars.jpg J'ai découvert Princess Jellyfish d'abord en animé avant de jeter un oeil au manga. C'est un josei (et non pas un  shōjo ) très drôle et plein de tendresse. Le dessin est plutôt joli.

Princess Jellyfish ra conte de façon touchante la vie de Tsukimi et de ses amies otaku, leur incompréhension et leur malaise face à un monde dont elles ne maîtrisent pas les codes, leur amour véritable pour l'objet de leur passion, et l'injustice de devoir se plier aux convenances pour pouvoir être acceptées.
Bien sûr, les Amars ont leur lot de préjugés également. La patience et l'ouverture d'esprit de Kuranosuke va leur permettre de prendre peu à peu confiance en elles, de voir les gens autrement que comme des menaces. Il observe quant à lui ces jeunes filles comme il observerait une espèce inconnue et apprend à se faire accepter.

La méduse Clara fait des apartés réguliers pour expliquer le comportement et les réactions des otakus, ou pourquoi Kuranosuke (le jeune homme) a fait une bourde en proposant de prêter son maquillage par exemple. Tsukimi s'invente parfois des délires assez ahurissants (par exemple, elle imagine la convalescence de sa méduse comme une scène de Heidi avec un personnage appelé Clara également, en fauteuil roulant) sans partir dans l'absurde total non plus.

Bref, Princess Jellyfish, c'est bien.

Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 11:55
- Publié dans : Lectures - Par Scarlett
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Je vous avais parlé il y a quelque temps de films amateurs, dont un dans l'univers de Matrix qui s'appelait Ratrix Hero et qui devait être un prologue à un film plus ambitieux. Kaydara est sorti : toujours dans le même univers, avec de vrais acteurs cette fois et des décors vraiment bien faits. L'enthousiasme des premières minutes laisse pourtant la place à une certaine déception, les acteurs posent beaucoup, Kaydara se la joue héros ténébreux et monosyllabe à longues mèches, le comportement des Agents manque de logique et le moyen métrage est au final beaucoup trop long pour ce qu'il raconte (on aurait pu enlever un bon quart d'heure).

Néanmoins, ça reste très beau et très bien fait pour du travail d'amateur (est-ce vraiment du travail d'amateur? je ne sais pas à vrai dire).

 

 


 

 

Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 11:09
- Publié dans : Cinéma - Par Scarlett
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Commeunpoissondanslhuile.jpg Scénariste : Guillaume Long
Dessinateur : Guillaume Long
Editeur : Vertige Graphic

Guillaume Long raconte ses deux années à l'école des beaux-arts de St Etienne (première année dans Comme un poisson dans l'huile, deuxième année dans Les sardines sont cuites).

Le personnage principal (le récit est grandement auto-biographique, cependant le ton ironique et l'absence de lyrisme font que je ne me suis pas imaginé une seconde que ce ne soit pas une fiction) est pétrifié à son arrivée dans la prestigieuse école des beaux-arts. Tout le monde, y compris lui-même, semble attendre beaucoup des élèves et être prompt à la déception. Les profs sont réprobateurs et incompréhensibles. Le personnage se lie d'amitié avec Rémi, un garçon aussi asocial que lui. Ils essaient ensemble de résister à la pression environnante, visitent des musées pour se cultiver, mangent des sardines à l'huile un peu par défaut et finissent leurs journées devant la télé pour achever de se lobotomiser. Bien sûr, le personnage principal a l'impression que Rémi comprend beaucoup plus de choses que lui et que son art est bien plus inspiré et audacieux et se demande, comme chacun des élèves de la promotion, ce qu'il fiche là.

J'avais lu cette BD par hasard il y a longtemps et j'ai eu le bonheur de retomber dessus à la très chouette librairie lyonnaise L'expérience. Le ton est réaliste sans être désabusé. Guillaume Long n'a aucune indulgence pour les médiocres compromis de sa vie d'étudiant. Il est facile de s'identifier au personnage incertain sans pour autant éprouver d'empathie mal placée. Les personnages ont un physique à géométrie improbable et variable. Le tout donne une BD très drôle et pas du tout lassante malgré le format répétitif (douze case carrées par planche, avec des légendes sous les cases).
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Cliquer pour accéder à la critique sur le site Du9.

Guillaume Long a publié diverses choses que je ne connais pas vraiment et dont je ne vous parlerai donc pas! J'ai découvert son blog culinaire (je crois qu'il en a plusieurs), devant lequel je salive régulièrement, il y a deux ou trois ans, avant de me souvenir qu'il était également l'auteur de Comme un poisson dans l'huile.

Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 12:29
- Publié dans : Lectures - Par Scarlett
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Wonderland

Trois choses qui m'ont fait sourire récemment :
- Date a girl who reads.
- "Le mieux était peut-être d'annuler. Il était encore temps. Oui, je suis désolé, Nathalie. J'aurais tellement aimé, vous le savez bien, mais bon, c'est juste qu'aujourd'hui maman est morte. Ah non, pas bon ça, trop violent. Et trop Camus, pas bon le Camus pour annuler. Sartre, bien mieux. Je ne peux pas ce soir, vous comprenez, l'enfer c'est les autres."
David Foenkinos, La délicatesse.
- Me rendre compte que mes amis ne m'oublient pas même si je ne les appelle pas souvent.

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