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Blog : Et souviens-toi que je t'attends
Créé le : 09 octobre 2006
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Récemment, Over-blog a fait un "top des blogs" et m'a annoncé avec regret que je n'étais pas dans les 50 blogs les plus populaires de la plate-forme. Je m'en doutais un peu, et j'ai surmonté le choc avec brio. En jetant un œil aux blogs sélectionnés, je suis tombée sur cet article : Les 103 conseils que j’aurais aimé qu’on me donne quand j’ai débuté sur Internet…

Le titre est trompeur. L'article est une traduction/adaptation au public français de l'article 114 Things I Wished I Knew as an Internet Marketer When I First Started (11 conseils ont été enlevés, ne correspondant pas à la mentalité et au marché français) et on perd à la traduction la précision que l'article s'adresse uniquement à ceux qui veulent gagner de l'argent grâce à Internet et non à ceux qui veulent trouver des informations de qualité, des outils performants ou des créations intéressantes.

Je vous laisse décider de lire ou non ces conseils et je saute directement à ceux qui m'ont révoltée.


12 – Arrêtez de penser comme un blogueur, et pensez comme un Marketeur !

Ecrire des tonnes et des tonnes de contenu à forte valeur ajoutée est au final une perte de temps… Il vaut mieux optimiser son temps pour promouvoir son contenu avec un grand principe : 1h de travail = 1h de mise en valeur.

Vous devez apprendre à vous vendre, à vous créer un réseau. N’oubliez pas qu’il existe des dizaines (voir des centaines) de Professionnels comme vous sur Internet, et pas qu’en France. Ce qui fait la différence ce n’est pas toujours la qualité, mais tout simplement d’être premier sur Google, d’avoir un bon réseau d’affiliés, d’apparaître sur un blog renommé…


Il est certain qu'un bon article doit être bien annoncé, pour le profit du blogueur comme celui de ses lecteurs (qui auront donc de la lecture de qualité). Mais comment peut-on pousser ce raisonnement à un extrême aussi ridicule que celui-ci? La qualité, et principalement lorsqu'on parle de services, donc de choses facilement remplaçables, ne peut être une perte de temps et d'efforts. Les gens, contrairement à ce qui est sous-entendu plus bas, savent comparer, se renseigner et choisir ce qui leur semble en fin de compte le plus sérieux.
Dans l'idéal, les outils tels que Twitter ou Facebook ne devraient que signaler l'existence d'un site et son succès ne devrait être dû qu'au bouche-à-oreille, et non à des méthodes plus ou moins licites (voir le "Grey Hat SEO") ou à des publicités mensongères ou biaisées.

35 – Si vous décidez d’écrire un article pertinent tous les jours, faites du « easy writing »…

La plupart des bloggers amateurs sont vidés (créativité, fatigue, lassitude…) au bout de 4 à 6 mois avec un tel rythme de publication intense…

Si vous souhaitez absolument écrire un article par jour, choisissez une série d’article facile à réaliser et amusante.

Dans l’exemple de ConseilsMarketing.fr nous proposons tous les jours « La Pub du jour », qui prend moins de 5 minutes à écrire par article, et la publication hebdomadaire est programmée le weekend pour la semaine entière.
Dans le même style il est possible de proposer des articles « easy writing » comme :
- Le conseil du jour
- La critique expresse du jour
- Le lien du jour
- L’image du jour
- L’humeur du jour
- …


Voilà typiquement ce qui est reproché à des tas de blogs : la facilité, le manque de fond, parler pour ne rien dire. Il y a suffisamment de blogs et de sites intéressants sur Internet pour ne pas s'ennuyer même si son blogueur favori ne poste pas tous les jours. C'est peut-être une bonne idée au départ, mais bien souvent les "images du jour", "liens du jour" et équivalents sont repris par tous les internautes en manque d'inspiration et on finit par les voir trente fois en une semaine, ce qui est ironique pour un message censé être ponctuel.
Ces deux conseils illustrent bien une attitude qui contribue au fait qu'Internet, malgré les formidables possibilités qu'il offre, est toujours aussi peu pris au sérieux en tant que medium informatif. Parce que certains passent plus de temps à faire parler de leur blog ou de leur site qu'à le remplir de contenu pertinent, l'information réelle se trouve noyée dans la masse tandis que des dizaines de pages Internet comportent des articles similaires, rapides et insipides.

79 – Trop de choix nuit à la vente.

Pour augmenter le taux de clic dans votre newsletter et vos emailings, réduisez le nombre de liens à cliquer et les appels à l'action. Plus vous dirigez le lecteur vers ce qu’il doit faire, plus vous aurez de succès.

Si vous donnez trop de choix à l'internaute, il va douter et mettre votre email de côté pour prendre la décision plus tard, il va s’éparpiller en visitant plusieurs liens sans répondre à votre message, il va essayer d’en savoir plus et comparer avec d’autres offres…

Il faut faire simple, et guider son prospect vers ce qu’il “doit faire”…


Je ne supporte pas ça (mais rassurez-vous, j'ai la même réaction face à ces techniques de marketing appliquées à d'autres media) : prendre les gens, et surtout ceux qui doivent rapporter de l'argent, pour des idiots. Plus encore que du mépris, c'est la restriction de la liberté du consommateur potentiel : liberté de se renseigner sur le produit, de choisir un produit similaire mais concurrent. C'est faire insulte à son intelligence que d'affirmer qu'il n'est pas capable de faire les choix qui le concernent, et le décourager de se renseigner chez la concurrence c'est aussi faire montre de bien peu de confiance en ses propres produits.
Au lieu d'un partenaire ou d'un interlocuteur, l'internaute est devenu une proie dont on traque les habitudes (ciblage de la cible), que l'on rend vulnérable (omission de la concurrence, conseils simplistes qui ne répondent pas aux questions complexes que l'on pourrait se poser) afin qu'il fasse ce qu'on attend de lui.

Tout ça m'a donné l'envie de faire prochainement une liste des conseils que j'aurais aimé recevoir lorsque j'ai fait mes débuts en tant qu'Internaute, cette fois de côté des brebis et non des loups.
Jeudi 2 juillet 2009
- Publié dans : Blogueries - Par Scarlett
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Le thriller de Marina de Van, présenté en sélection officielle au festival de Cannes, a fait parler de lui.
Jeanne (Sophie Marceau) écrit un roman sur l'enfance en espérant que ça l'aide à retrouver la sienne dont elle n'a aucun souvenir. Lorsque son éditeur refuse de le publier, elle désespère. Pour lui faire plaisir, son mari  (Andrea Di Stefano) prépare un repas en famille, mais elle ne comprend pas pourquoi les meubles ont changé de place, ni pourquoi tout le monde semble faire des gestes étranges, mécaniques, et encore moins pourquoi sur la vidéo de la soirée elle a le visage d'une autre femme (Monica Bellucci). Quand elle fait remarquer que les choses changent, son entourage s'étonne : elle a toujours été brune, et la table est à cette place depuis des années...
Le ton est oppressant, paranoïaque : soit Jeanne devient folle, soit elle est manipulée par tout le monde autour d'elle. Dans tous les cas ce n'est guère rassurant. Perdue au début entre ses souvenirs et ce qu'elle voit, elle ne tarde pas à sombrer dans l'angoisse de se perdre elle-même. Physiquement, Jeanne change progressivement de visage et la transition est étonnante de vérité, donnant naissance à une chimère où l'on reconnaît les traits des deux actrices.
Entre souvenirs et révélations, la fin est lourde d'explications et on se surprend à être déçu par la conclusion, tellement moins intéressante que le début menaçant.

Vendredi 26 juin 2009
- Publié dans : Cinéma - Par Scarlett
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Il y avait des journées nationales et mondiales du don d'organe, il y a désormais (depuis 2001) la journée de réflexion sur le don d'organe et la greffe. Et si je me fiche totalement de la journée nationale, le don d'organes a une grande importance à mes yeux.
On n'a pas tant d'occasions d'aider son prochain. Il faut avoir de l'argent pour pouvoir en donner sans trop se priver. Il faut avoir du temps à consacrer aux autres pour s'engager dans l'humanitaire. Le don du sang et l'acceptation du don d'organes  et du don du corps sont des moyens d'apaiser une conscience à peu de frais (n'allez pas non plus croire que ma conscience soit si lourde qu'il me faille me racheter à tout prix). Sans dire qu'on est à l'abri d'une affaire similaire à celle du sang contaminé, le don de sang est quasiment sans danger, et un suivi médical est assuré en cas de problème après la prise de sang.
Le don du corps à la science, c'est accepter que son corps soit utilisé après sa mort pour les besoins d'une faculté de médecine (ce qui comprend l'enseignement classique et la recherche). Il y a des frais à la charge du donateur.
Revenons au don d'organes. Je ne crois ni à la vie après la mort, ni à l'errance de mon âme au cas où mon corps ne serait pas enterré (et je ne suis pas convaincue que nous ayions ce que l'on appelle communément une âme, mais c'est encore autre chose). Il me semble donc évident que mon corps ne me sera plus d'aucune utilité après ma mort, alors qu'il peut toujours être utile à autrui. J'ai donc commandé une carte de donneur d'organes, à la fois parce que c'est une façon d'aider mon prochain, mais aussi par pragmatisme : si j'ai un accident, j'espère que quelqu'un aura également fait ce choix et que je pourrai recevoir l'organe dont je pourrai avoir besoin.
Pour l'instant, toute personne qui ne s'est pas opposée formellement au don d'organes et n'est pas inscrite sur le registre des refus est considérée comme potentiel donneur. Il est courant que les médecins demandent l'avis de l'entourage lorsque le défunt n'a pas de carte de donneur et ne s'est pas inscrit sur le registre des refus du don d'organe. Et il arrive que l'entourage refuse le don par ignorance de la volonté du défunt, c'est pourquoi il est essentiel de se prononcer, en parlant de sa décision autour de soi ou en faisant les démarches nécessaires : inscription sur le registre des refus, ou demande de carte de donneur suivant ses convictions. Pour s'inscrire sur le registre des refus du don d'organe et de corps, il suffit d'imprimer, de remplir et de renvoyer ce document à l'Agence nationale de biomédecine (adresse indiquée, joindre une photocopie de la carte d'identité). Pour demander une carte de donneur, il faut remplir ce formulaire et attendre de la recevoir par courrier. Contrairement à la carte de donneur, le registre des refus a une valeur légale, il est l'assurance que le corps ne sera pas utilisé, ni pour la recherche, ni pour des prélèvements si le défunt y est inscrit. La carte permet seulement d'indiquer aux médecins et à l'entourage quelle était la volonté du défunt, au cas où ils n'auraient pas eu l'occasion d'en discuter.
Pour en savoir plus : le site de l'Agence nationale de la biomédecine et le site de l'Association pour le don d'organes et de tissus.
Pour ma part, j'ai également signé cette pétition contre l'interdiction aux homosexuels de donner leur sang.
Lundi 22 juin 2009
- Publié dans : Tout et rien - Par Scarlett
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Wonderland

Trois choses qui m'ont fait sourire récemment:
- Partir en Angleterre (à Manchester) pour y rester un an.
- Lire Les déferlantes de Claudie Gallay, sublime de bout en bout.
- Relire Le Minuscule Mousquetaire de Joann Sfar et La pierre et la flûte de Hans Bemmann.

L'approbation de la carotte

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